La poétesse Niaré Fatoumata Keita célébrée à travers « Ce n’est jamais fini », une planche de salut !

0
381

Ce mardi 26 novembre 2019, dans la salle de conférence de l’Institut Français du Mali, a eu lieu le lancement officiel de « Ce n’est jamais fini », tome I et II, un long poème avec les personnages de la nouvelliste, essayiste, romancière, poétesse et « plusicienne » Malienne NIARÉ Fatoumata KEITA.

« Nous sommes ce que nous sommes grâce aux gens. », telle est la formule de reconnaissance de NIARÉ Fatoumata KEITA à l’endroit d’un public hétérogène composé d’enseignants, d’écrivains, d’universitaires et de lycéens. C’est avec une émotion indescriptible et un rythme artistiquement très fou que tout a commencé. Après avoir presenté la vie et le parcours de l’auteure avec concision, une interview, accordée à Robert Dissa par la fille du Manden, est projetée.

Dans son unique et interminable poème, plusieurs thèmes sont évoqués : l’espoir de vivre, la vie en commun, l’amour du prochain, la situation des enfants atteints de handicap et bien d’autres thèmes non moins importants y sont abordés. C’est une œuvre poétique qui pousse à vaincre les tracas de la vie. Elle démontre qu’au-delà de la continuité de ce monde avec ses difficultés, nous devons rester debout. Selon l’auteure, chacun a un rôle à jouer, le sien, c’est « écrire ». Alors, écrire pour qui et pourquoi ? Sa plume est sans doute « rebelle », dénonciatrice et soulageante. Ce qui prouve d’ailleurs sa complexité.  

L’écrivaine a profité de l’occasion pour clarifier sa vision sur la polygamie. Pour elle, il existe plusieurs types de polygamie, c’est à nous de voir laquelle nous arrange ou nous convient au lieu de faire des critiques aveugles ou l’apologie sans limite de la pratique. C’est d’ailleurs à cause de cette opinion personnelle que l’écrivaine est souvent victime d’acharnement et de matraquage médiatique. Elle a également souligné que la violence faite aux femmes par les hommes est à méditer. Elle a surtout invité les hommes à être auprès de la gente féminine pour une société harmonieuse, allusion faite à son charmant époux qui l’accompagne dans tout ce qu’elle entreprend.

Une des parties phares de l’événement fut les témoignages des proches et des lecteurs parmi lesquels on pouvait entendre « Fatoumata est une écrivaine à lire forcément.»  « Elle traite les problèmes réels de notre société ».  Aussi, la « plusique » a revigoré la salle (genre qui consiste à combiner de la musique à la poésie pour donner plus de sensations.) Il faut noter que ce concept est propre à l’écrivaine et son ami Robert Adama Dissa. Au cours de la cérémonie, il a été fait mention, au grand public, de l’existence d’une nouvelle maison d’éditions dénommée « Figura Editions », dirigée par Fatoumata KEITA elle-même. Pour selon elle, assurer la promotion de la littérature enfantine.

Quant au tome III de « Ce n’est jamais fini », « il sera consacré à la situation actuelle du pays », nous confie l’écrivaine. D’ailleurs, quand est-ce que tout cela va finir ?

C’est avec amertume que l’écrivaine fit remarquer le manque de soutien et d’encouragement de la part de nos autorités en charge de la culture, qui, ne sont que trop dévouées pour tout événement à caractère folklorique, voire sensationnel plutôt que culturel. En tout cas, il est temps, s’agissant de nos valeurs culturelles, de mettre fin à toute forme d’hypocrisie notoire, à caractère déconcertant pour la culture de l’excellence et le bien être commun.

                                                                                                   Lawalé Chaka KEITA

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici