DE LA PORNOGRAPHIE AU SOMMET : LE SULFUREUX FILSTON PRÉSIDENTIEL, KARIM KÉITA, RATTRAPÉ PAR SON PASSÉ PEU GLORIEUX

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Depuis quelques jours déjà, une vidéo, devenue virale sur les réseaux sociaux, montre des images, dévalorisantes, de Karim KÉITA, fils du Président de la République et non moins Président de la Commission Défense et Sécurité à l’Assemblée Nationale.

Cela date de quelques jours seulement qu’une vidéo devenue très célèbre, fait la « Une » sur les réseaux sociaux et passionne les débats. Il s’agit d’images dégradantes, au plus haut point, montrant non pas une personne ordinaire mais Karim KÉITA, le fils du Président de la République, Ibrahim Boubacar KÉITA. Dans cette vidéo, Katio, ou encore le filston présidentiel, apparait clairement, visiblement accompagné de filles de joie. L’une d’entre elles lui passe même de la crème sur le dos tandis qu’il est torse nu.
Ce film aux caractéristiques pornographiques, présentant des filles dévergondées, presque nues, dans une ambiance festive, aurait été tourné en Espagne, au Baléares en 2019, à l’occasion de l’anniversaire du filston national, Karim KÉITA. Notons que ces filles aux allures frivoles, loin d’être des demoiselles ordinaires, se hissent au rang de putes de luxe. C’est dire qu’elles ne sont pas de celles que l’on peut s’offrir à deux balles.
Sur d’autres images de la même vidéo, le Président de la Commission Défense et Sécurité de l’Assemblée Nationale se trouve dans un bateau de plaisance en compagnie d’amis, entrain de festoyer tout en se permettant, de temps en temps, un selfie. L’homme aurait même débarqué en jet privé sur les lieux des festivités. Un véritable scénario, digne des films hollywoodiens. Dans les salles huppées de cette fête, organisée par Katio, le champagne a coulé à flots. Une soirée gracieusement arrosée aux couleurs et aux notes de « faro faro », où, entre amis VIP et invités de marque, l’on a sauvagement « faroté ».
Seulement, l’addition a dû être très salée pour le contribuable, dans un pays pauvre et très endetté dont le Mali. Et, en toute logique, le citoyen lambda malien a droit de s’interroger sur la source de financement de ce banquet qui donnerait, à coup sûr, le complexe aux riches habitants du pays dans lequel filston national a choisi de faire la bamboula en s’offrant un anniversaire aussi fastueux.
Comment comprendre une telle situation, dans un pays depuis longtemps en proie à l’insécurité et au terrorisme ambiant et qui peine à équiper son armée ou même à offrir une digne sépulture aux soldats tombés sur le champ de bataille ? En effet, nos soldats abattus sont presqu’ensevelis sur les lieux de leur mort par faute de moyens pour rapatrier leur dépouille, disait encore le même Karim KÉITA, en charge de la Commission Défense et Sécurité, à l’Assemblée Nationale.
Cette troublante et humiliante posture, dans laquelle se trouve Katio en ce moment, justifierait-elle les difficultés financières notables concernant notre armée ? Est-on en droit de s’offrir de telle vie luxueuse quand on est aux affaires dans un pays où le citoyen peine à s’offrir les deux repas par jour ou lorsqu’on est, de surcroit, fils de Président de la République ?
Il faut par ailleurs noter que nos autorités sont très friandes de choses mondaines à prix d’or, profitant de l’impunité érigée en principe pour siphonner les caisses de l’État. Ce n’est pas la première fois qu’une autorité ait donné libre cours à ses fantasmes les plus enfouis, au mépris de la souffrance de son peuple. Les maliens ont encore le douloureux souvenir des escapades que s’était permises le Directeur de la Sécurité d’État, Moussa DIAWARA, lui également, à l’occasion de son anniversaire. L’intéressé s’était, à l’occasion, payé les services du célébrissime Fally IPOUPA à l’époque.
C’est dire que la situation de Katio n’est que la face cachée de l’iceberg quant aux gaspillages à outrance des fonds publics de la part de responsables indélicats au nom du laisser-aller et de la gestion clanique des affaires de l’État. En tout cas, cette affaire vient jeter de l’huile sur le feu, d’où se trouve déjà, en pleine ébullition, le chaudron social.
Souleymane KONATÉ/Duniya kibaru.net

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