BRAS DE FER IMMINENT ENTRE LE DIRECTOIRE DES SYNDICATS DE L’ÉDUCATION, SIGNATAIRES DU 15 OCTOBRE 2016, ET LEURS MILITANTS, CONTRACTUELS, DES ÉTABLISSEMENTS PRIVÉS

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Les syndicats signataires du 15 octobre 2016, sont bien déterminés à faire entendre leurs revendications. Pour se faire, ils comptent bien peaufiner leurs stratégies. En effet, à travers la lettre circulaire N° 051, le directoire de la synergie syndicale attire l’attention de leurs collègues, servant dans les établissements privés, que des dispositions seront prises pour que cessent les cours dans lesdits établissements. Cette mesure n’a d’autre but que d’obtenir une paralysie générale des cours, sur toute l’étendue du territoire national. Cependant, elle ne semble pas faire l’unanimité.

Les syndicats de l’éducation, signataires du 15 octobre 2016, ne veulent ménager aucun effort, dans leur lutte engagée, depuis, avec le gouvernement, à propos de l’application stricte de l’article 39 de la Loi N°2018-007 du 16 janvier 2018 Portant Statut du personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Éducation préscolaire et spéciale. Si les syndicats vont en grève demain, lundi 06, ils comptent bien aller plus loin en demandant à leurs militants, contractuels des établissements privés, d’en faire autant. L’objectif recherché, ici, est la paralysie totale des cours, sur toute l’étendue du territoire national. Cependant, cette nouvelle mesure, dans la stratégie de revendication, ne semble pas faire l’unanimité entre les militants eux-mêmes. Cet appel du directoire de la synergie des syndicats, à travers la lettre circulaire N°051, se heurte déjà à la réticence de certains enseignants, concernés, qui mettent en avant le respect de leurs obligations contractuelles, au niveau des écoles privées. Est-ce à dire qu’il nous sera donné d’assister à un bras de fer interne entre militants et responsables syndicalistes, luttant pour une même cause ? Pourtant, à y voir de plus près, il faut noter que l’argument avancé par des enseignants, affiliés aux syndicats, pour marquer leur opposition à cette demande de leurs responsables syndicaux, tient de tout son poids, eut égard aux conséquences juridiques auxquelles ils pourraient s’exposer s’ils venaient à briser, unilatéralement, les liens contractuels qui les unissent aux établissements privés. Sauf à être rassurés par leurs responsables qui disent, à travers la lettre circulaire, prendre des dispositions en la matière. Par ailleurs, sous d’autres cieux, c’est à l’Association des Élèves et Étudiants du Mali(AEEM) qu’il revient de solliciter leurs camarades des écoles privées, en leur demandant de sortir, en guise de solidarité, afin de généraliser ces interruptions de cours, qui ne sont constatées jusque-là, qu’au niveau des établissements publics. C’est certainement cette alternative que visent, indirectement, les syndicats de l’éducation lorsqu’ils se rabattent sur leurs militants, en leur imposant cette mission presqu’impossible. En tout cas, reste à savoir si cet appel du directoire sera observé par les enseignants du public, évoluant dans le privé. Notons que pour une plus grande efficience de ces grèves, observées par les enseignants des écoles publiques, il sera nécessaire que, celles-ci, touchent également les écoles privées. Autrement, ce bras de fer, mettant aux prises syndicats de l’éducation et le gouvernement, risque de perdurer, au grand dam des élèves du public. On se souvient, encore, ce que ceux- ci avaient dû endurer, l’année dernière, dans le cadre des cours de rattrapage, suite à la série noire, de grèves, qui était intervenue. De toute évidence, le cours des évènements nous édifiera.
Souleymane KONATÉ

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