ÉDUCATION : GRÈVE DE 480 HEURES, SOIT 20 JOURS APRÈS ECHEC DES NÉGOCIATIONS ENTRE GOUVERNEMENT ET SYNDICATS

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Décidément, les syndicats signataires du 15 octobre et le gouvernement de Boubou CISSÉ ne parviennent pas à accorder leurs violons. En effet, par l’entremise de la commision de conciliation diligentée le 11 février 2020 par le ministre du dialogue social, du travail et de la fonction publique, les négociations engagées les 12, 14, 15 et ce dimanche 16 février 2020 n’ont abouti à aucun accord.

Le bras de fer est toujours tendu entre les syndicats signataires du 15 octobre et le gouvernement malien. La pomme de discorde reste les conditions d’application de l’article 39. Chacune des parties semble camper sur ses positions. Le gouvernement a attiré l’attention des conciliants et des syndicats sur l’incidence financière de l’application de l’article 39 qui s’élève à environ 58 milliards de Francs CFA et qu’à ce jour, les finances de l’Etat ne peuvent supporter. Par ailleurs le gouverment propose ce qui suit pour la catégorie A :

  • l’indice plafond 1100 à compter à partir du 1er janvier 2020
  • Et l’indice prafond 1200 à compter à partir du 1er janvier 2021. Ceci correspond à une majoration tournant autour de 3.77% pour 2020 au lieu des 20% que confère le statut particulier, une proposition subtile qui ramène au statut général d’après les enseignants. Ils ne comptent pas céder à cette proposition. La commision de conciliation a fait sa proposition de sortie de crise dont l’incidence financière frise quelque dizaines de miliards de Francs CFA et l’éventualité de discuter de la prise en charge de l’article 39 en 2021, une propostion qui grince les dents de la partie gouvernementale.
  • Néanmoins, les signataires du 15 octobre, disent pouvoir concéder au cas où le gouvernement consens à appliquer les accords comme suit :
  • l’indice plafond 1272 à compter à partir du 1er janvier 2019
  • Et l’indice prafond 1387 à compter à partir du 1er janvier 2021. Ceci correspond au 20% à partir de janvier 2019. Cette exigence, cependant ne semble pas trouver une oreille attentive de la part du gouvernement de Boubou CISSÉ. Est-ce dire que les négociations sont au point mort ? Nous revenons donc au statu quo. L’échec de ces différentes rencontre donnera logiquement lieu à la continuité de la grève au niveau des établissements publics et, ce, pour une durée de vingt jours, du lundi au vendredi à compter du lundi 17 octobre 2020. Boubou CISSÉ et compagnie ne sont donc pas encore sortis de l’auberge face à l’intransigeance du corps enseignant, plus que jamais déterminé à aller jusqu’au bout de cette situation qui semble perdurer. En tout cas, de ce tandem, opposant enseignants et gouvernants, il n’y aura ni gagnants ni perdants, mais plutôt des victimes collatérales, à savoir les élèves des établissements publics. Ce qui est certain, si rien n’est fait, nous virons tout droit à la catastrophe car cette année scolaire semble visiblement hypothéquée.
  • Mohamed TRAORÉ/Duniya Kibaru.net

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