L’EXTENSION DE LA GRÈVE DES ENSEIGNANTS AUX ÉTABLISSEMENTS PRIVÉS APRÈS L’ULTIMATUM DE BOUBOU CISSÉ

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Depuis un certain temps, les syndicats de l’éducation, signataires du 15 octobre 2016, observent un mot d’ordre de grève. Jusqu’alors, leurs actions ne paralysent les cours qu’au niveau des établissements publics. Cependant, depuis l’ultimatum lancé par le premier ministre Boubou CISSÉ, la grève semble s’être étendue aux écoles privées, depuis ce mardi 20 et le mercredi 21 janvier.

Diversement appréciée, la grève des enseignants a pris son entame le mardi 21 janvier 2020. Partout dans les rues de la ville des trois caïmans, on pouvait constater les élèves de tout âge, rebroussant le chemin de l’école.
Cette situation contraste mal avec la dernière sortie du premier ministre Dr. Boubou CISSÉ, au sujet de la grève desdits enseignants, à propos de laquelle il lança son ultimatum de remplacer les grévistes par le recrutement de 15000 volontaires, sortants de l’IFM, au cas où les cours ne reprenaient pas dans les deux semaines à venir. C’est donc dire que cette déclaration belliqueuse de Boubou CISSÉ, au lieu de tempérer les ardeurs des uns et des autres, a plutôt envenimé la situation. Est-ce à dire que le premier ministre a jeté de l’huile sur le feu ? Par ailleurs, il faut noter que les syndicats tiennent le challenge si l’on se réfère à leur communiqué, datant du lundi 20 janvier 2020, à travers lequel ils sont montés, au créneau, pour rassurer leurs militantes et militants qu’aucune intimidation ni propagande, émanant de quiconque, ne pourra fourvoyer la trajectoire de cette lutte qu’ils trouvent très légitime. Cette déclaration se passe de tout commentaire et traduit explicitement la ferme détermination des enseignants, signataires du 15 octobre 2016, à poursuivre cette lutte que rien ne semble désormais entravée. Même pas la passivité ou l’indifférence des syndicats des associations des élèves et étudiants du Mali (AEEM).
Il faut reconnaitre qu’à travers ces tristes épisodes, de ce feuilleton, opposant le gouvernement aux syndicats, l’AEEM aura brillé par la sauvegarde de ses intérêts partisans. En tout cas, ce syndicat estudiantin donne l’occasion à l’opinion de remettre en cause son manque d’ autonomie. Décidément, cette mesure impopulaire de Boubou CISSÉ, qui s’assimile à une plaisanterie de mauvais goût, semble être en phase de rectification. En effet, les députés à l’Assemblée nationale s’investissent en ce moment pour trouver une solution idoine à cette crise scolaire qui perdure.
Souleymane DIALLO/ Duniya Kibaru.net

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