MOUSSA MARA DÉNONCE LES FAIBLESSES DE LA CHARTE DE LA TRANSITION POLITIQUE ADOPTÉE

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Hier, samedi 12 août 2020, au Centre International de Bamako, la charte, proposée par les experts mandatés par l’armée, a été adoptée par acclamations. Le texte, loin de faire l’unanimité, est la cible de nombreuses critiques à cause des imperfections qu’il contient. Aussi, Moussa MARA, ancien Premier ministre sous l’ancien régime, dévoile certaines faiblesses du document.

C’est au CICB qu’a finalement été adoptée la Charte devant mener la transition politique dans notre pays. Le texte qui fixe pour une durée de 18 mois la période de celle-ci, semble ne pas faire l’unanimité autour de lui. En effet, la Charte contient de nombreuses failles dénoncées par certains acteurs du processus transitoire à l’instar de Moussa MARA, ancien premier ministre sous l’ancien régime.
Livrant ses impressions sur ladite Charte, le Président du YELEMA y a énuméré certaines imperfections dont notamment les contradictions flagrantes, par endroit, entre la Charte et la Constitution de 1992. D’un autre côté, Moussa MARA dénonce les rapports entre le vice-président et le futur Président de la transition. Enfin, le dernier problème soulevé par MARA a trait au collège qui sera mandaté pour choisir le Président de ladite transition dont le contenu reste non seulement méconnu mais aussi le manque de précision dans la répartition des sièges au conseil de transition.
Pour l’ex-premier ministre, ces différentes lacunes, dans la Charte, peuvent constituer des points d’achoppement entre les différents acteurs. Par ailleurs, se voulant réaliste, le Président de YELEMA déclare qu’aucun document issu de la rencontre ne pourrait faire l’unanimité parmi les participants.
Par contre Moussa MARA est convaincu que le texte adopté constitue un minimum pour commencer. Cependant, ce constat fait, relatif aux différentes insuffisances relevées dans la charte, porte à s’interroger sur le statut réel de ces personnes dites pourtant expertes et mandatées par la junte militaire pour diligenter les travaux.
Au regard de toutes ces carences de départ, le CNSP devrait se remettre en cause et aller moins vite en besogne car trop de zones d’ombre pourrait fortement entacher ce processus sensible en cours.
Mohamed TRAORÉ/ Duniya kibaru.net

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